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Metz, l’indépendance et les cœurs purs !

Parmi la quantité pharaonique de paramètres qui permettent (pour ceux qui n’auraient rien d’autre à faire) de classer les niveaux de bien-être des habitants d’une ville, il y en a un qui est à mon goût trop souvent oublié par les instituts de sondage: l’existence ou non dans ladite ville d’un disquaire indépendant !

La survie n’a jamais été simple pour un disquaire indépendant, comme le raconte si bien Nicolas Moog au travers des quatre pages qui composent cette petite pépite:

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Bien au-delà du simple commerce, le disquaire indépendant, s’il est bien implanté dans sa cité, est pour moi synonyme d’effervescence culturelle !
S’il est là, et qu’il reste ouvert au fil des ans c’est forcément que la cité en question jouit d’une plus-value incroyable par rapport au reste du monde: elle abrite en son sein des acharné.e.s., des « cœurs purs », comme les nommes Monsieur Moog dans sa bédé.

Visuel réalisé par Jennie Zakrzewski

En effet, qui d’autre que des « cœurs purs », à part de grands arbres plutôt longilignes ou des petites pousses qui vivent dans l’eau, peut plier mais ne jamais céder ?
Qui d’autre que des « cœurs purs » peut regrouper autour de soi suffisamment d’énergies pour lutter face à des multinationales fermement décidées à refaire du fric avec un média qu’elles avaient pourtant voulu faire disparaître ?

Je dis ça sûrement parce que j’ai la chance d’avoir le meilleur disquaire indépendant du monde de (f)rance à moins de 10 minutes à pieds de chez moi, certes. Mais n’empêche que si on y réfléchit bien, l’argument tient la route…


Bon, ok, il n’y pas que les disquaires pour faire mousser la vie culturelle d’une cité, certes. Mais il y a mousse et mousse.
On pourra mettre autant de fois qu’on veut le tampon « établissement culturel » sur les édifices de ce type pondus par une mairie, s’ils ne seront pas remplis de « cœurs purs », rien de bien extraordinaire ne s’y passera.

On approche du point final, de mon leitmotiv général, de ce qui anime à peu près 98% de mes choix et actions ou de mes rêves: l’indépendance.
Ce terme galvaudé, qui aura été repris à toutes les sauces, par toutes les institutions qui soient, est à mon sens le rouage nécessaire pour que l’engrenage sociétal soit bénéfique à tous. Loin de moi l’idée d’écrire un essai définissant les grands axes du développement personnel qu’une société devrait suivre pour devenir merveilleuse. J’en serai incapable et je m’emporte déjà bien assez !!

Non, je voudrais seulement partager ma joie d’avoir un jour rencontré un certaine indépendance. Et ainsi espérer partager un peu la passion, ouvrir un peu plus le cercle, pour rappeler qu’indépendance ne rime pas avec circuit fermé, cercle vicieux ou réseau exclusif d’initiés… Rappeler qu’indépendance rime avec contraintes certes, mais que c’est avec elles que la liberté arrive, pas avec le confort que le monde moderne essaie de nous vendre à tours de bras…

À tous mes ami.e.s les « cœurs purs » qui ne sont pas cités ici et qui sauront se reconnaître: longue vie et merci !

-BSTN-

2 réponses sur « Metz, l’indépendance et les cœurs purs ! »

Merci pour la définition j-Lo !

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